Accident Vasculaire Cérébral
Les Chroniques du ND

 post du lundi 10 mai 2004, 5h55 am

Tôt, tard ?
Pourquoi suis-je réveillé à cette heure ?
J'ai rêvé je crois… le pays des elfes… tôt le matin… tout autour de moi chaque plante respire… la brume dans la forêt… et les Elfes qui m'observent.
Les Elfes… C'est un peuple gentil mais méfiant… Ils m'observent dans la forêt, tôt le matin. Les oiseaux chantent déjà, mais dans la brume je ne les vois pas. Ni les oiseaux, ni les Elfes. Pourtant, ils existent. Ils existent n'est-ce pas ?
Répondez… Répondez quoi… ne me laissez pas dans l'ignorance… répondez-moi !

Du haut d'un arbre, est-ce qu'elle m'observe ?

J'ai froid. Je vais me lever, reprendre ma route. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je rencontrerais les Elfes… Ce n'est pas grave. Je reviendrais. Ils finiront par s'habituer à moi. Ils finiront par m'adopter, me laisser leur parler. Et enfin, je rencontrerai mon Elfe à moi, si méfiant, apeuré mais plein d'amour pour moi.

Le soleil se lève, les oiseaux chantent. Je sort de la forêt et je rejoint le chemin puis la route. J'entends un chant derrière moi. Avez-vous entendu le chant d'un Elfe ? Cela n'est comparable à rien, il n'y a rien de plus beau.
Un Elfe chante dans la forêt, peut-être pour me souhaiter une bonne journée, peut-être pour me souhaiter un bon retour, peut-être pour me dire de revenir demain.

Je suis chez moi, devant un de mes ordinateurs. Je vous écris. Il est tôt, ma promenade dans la forêt m'a réveillé mais maintenant me donne envie de dormir. Après avoir écrit ce message, j'irais me coucher. Elle veillera sur mon sommeil. Elle me l'a dit. Les Elfes se lèvent tôt et veillent sur nous. Non ?
Si.
Enfin, peut-être, s'ils existent.
Sab, je crois, en est un, une, enfin un Elfle de sexe féminin. Rien ne trahit son apparence, si ce n'est son regard, son doux visage, et ses longs cheveux ondulés qui, comme les plantes dans la forêt, se couvrent de la rosée du matin.

Dormir maintenant, rêver d'elle. Me retrouver avec elle. Elle sourit, caresse mon visage et je m'endors. Elle veille.

Je deviens fou ? Ou alors je suis amoureux ? Ou encore je ne vis pas dans le même monde que vous ?

Quel jour sommes-nous au fait ? La folie me fait oublier qui je suis, où je suis, quand je suis. Reste les Elfes. Reste elle, Sab, un Elfe. Reste son sourire, bien qu'elle soit comme les siens et garde toujours un air grave et sérieux. Elle me sourit tout de même lorsque je m'endors. Je dois m'endormir…

Si vous croisez un Elfe, si vous la croisez Elle, dites-lui… je ne sais pas… juste que je pense à Elle. Je dois dormir maintenant. Ma fenêtre est ouverte, même en ville les oiseaux chantent quand le soleil se lève. Je suis sûr que lorsque je dormirai elle viendra. Elle, elle viendra. J'ai laissé la fenêtre ouverte pour ça.
Maintenant, le sommeil, je dois dormir.