Accident Vasculaire Cérébral
Les Chroniques du ND

 post du samedi 19 juin 2004, 4h45 am

Je suis là à parler avec mon double. Mon double se reconnaîtra. Je suis, elle est.
Je suis là à regarder la nuit, mais il y a trop de lumières dans la ville pour apercevoir une seule étoile.
Je suis là à chercher la lune dans le ciel. Mais c'est pas le bon moment. Elle doit briller quelque part… Mais pas dans mon horizon.
Je suis en là à écouter de la musique envahissante, peut-être que je flotte et que rien ne compte plus vraiment.
Je suis là à flotter dans un espace où aucune distance, aucune mesure n'est réelle. Je suis. Es-tu là toi aussi ?
Je suis là à regarder ma montre. Il est tard. Mes yeux ne se ferment pas pourtant.
Je suis là à vous écrire, et la musique dans mes oreilles se fait plus prenante, plus entraînante.
Je suis là à vous écrire, et seuls les mots peuvent vous apporter ne serait-ce qu'un simple aperçu de ce que je suis.
Je suis là à vous écrire, et pourtant j'attend une réponse.
Car lorsqu'une question se pose, il nous faut une réponse. Peu importe la question, peu importe la réponse. Parfois, rien n'est fait pour que le début puisse rejoindre la fin. Parfois, on atteint la fin plus vite que l'on ne se soit aperçu que l'on a fait parti du début. Parfois… la réponse est là, et la question n'est pas encore posée.

Je déteste l'Homme qui, malgré les réponses, peut passer outre et décider autre chose.
J'admire l'Elfe qui, malgré les questions, tente de trouver des solutions.

Il n'y a pas de vide dans ce monde. Et si il y a un vide, c'est à nous de le combler. Tout est devant ou derrière nous. En tout cas, rien ne peut nous échapper. Il suffit simplement d'être vigilent : savoir apprendre du passé et savoir oser dans l'avenir.

Je suis là à parler seul, à écrire seul, pourtant je sais qu'il y a quelqu'un pas loin qui écoute.

Vous savez, je ne sais pas qui je suis. Est-ce que je serais quelqu'un si ? Si quoi ? Et si c'était simplement SI ?
La musique m'enivre. Je flotte, à tel point qu'il est difficile de savoir si l'on pèse sur ce monde ou si l'on ne fait que naviguer sur des courants d'air peu appropriés.

Il n'y a pas longtemps, quelqu'un m'a demandé si l'on était quelque chose dans ce monde. Je n'ai répondu que l'on était quelqu'un que si on le désirait vraiment. Si cela est vrai, peut-être faut-il en douter ! Car tout le monde veut être quelqu'un… mais pourtant on se suffit tellement d'une vie simple et ordinaire.

M'en fout ! Je serais ordinaire. Et si cela ne doit pas convenir, c'est le monde qui s'y adaptera… sinon rien…